L’interprétariat pour les réfugiés. Histoire d’un dialogue à trois.

La guerre en Syrie, l’immigration de l’Afrique subsaharienne, l’exode des Rohingyas ou des vénézuéliens sont quelques conflits dans le monde qui provoquent plus de déplacements humanitaires.

Les médias nous inondent des images des gens qui partent en quittant tout, leur pays, leurs biens et aussi leurs souvenirs. L’avenir est une incertitude et le résultat de ces déplacements massifs est un climat d’instabilité entre les pays qui accueillent des réfugiés et eux-mêmes qui doivent commencer de zéro.

La solution à long terme passe par la résolution des conflits dans les pays d’origine, mais, entre-temps, les pays européens se centrent plus sur la question de la gestion à l’arrivée des réfugiés, le contrôle les flux migratoires et la répartition d’aide entre les pays de l’UE.

L’entretien qui définira le futur du demandeur d’asile

À Paris, quand on arrive à l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) la queue est présente tout au long de la journée. Les gens attendent leur tour pour pouvoir passer leur entretien avec le fonctionnaire qui a étudié son cas. En environ 1 heure, ils doivent raconter leur histoire, prouver avec dates exactes et/ou documents les situations vécues et le motif de crainte en cas de retour dans leurs pays.

Pendant chaque entretien, et sous demande du demandeur d’asile, un interprète les accompagne pour faire le lien entre eux et le fonctionnaire. Figure neutre, l’interprète travaille dans les deux sens (formule les questions au demandeur d’asile et traduit la réponse au fonctionnaire). Il ne connaît pas l’histoire avant et il doit être capable d’interpréter le plus fidèlement possible le contenu de l’entretien.

Des garanties procédurales pour le demandeur sont mises à disposition. Par exemple, l’entretien est confidentiel et enregistré pour faciliter qu’en cas de refus de l’OFPRA, le demandeur d’asile et un avocat puissent accéder à l’enregistrement.

Une fois l’entretien terminé, l’OFPRA établit une réponse positive ou négative qui sera délivrée par courrier le plus tôt possible (ça peut aller de 15 jours d’attente jusqu’à quelques mois en fonction de la priorité du cas).

Qui gère l’embauche des interprètes ?

Des organismes de traduction et interprétariat s’occupent au quotidien d’envoyer les missions aux interprètes, la plupart d’eux freelance, pour pouvoir organiser et centraliser toutes les demandes d’interprétariat. Dans la vidéo ci-dessous, vous trouverez plus en détail le fonctionnement de ces organismes :

La formation des interprètes est essentielle pour exécuter ce travail. Non seulement il s’agit d’avoir la capacité linguistique mais aussi culturelle puisque les histoires de chaque demandeur d’asile font partie des conflits existants dans leurs régions et qui n’apparaissent pas forcement dans les médias au quotidien.

En résumé, le service d’interprètes (gratuit pour les demandeurs d’asile) se présente comme une figure neutre, capable d’établir un dialogue à trois lors de l’entretien qui pourra transformer le futur du demandeur d’asile vers le statut de réfugié. L’interprète doit savoir répondre aux questions linguistiques, culturelles et être au courant des conflits des pays avec qui il travaille. Il constitue une aide précieuse pour les deux parties en facilitant la tâche de communication et en donnant la voix aux milliers des personnes qui fuitent leurs pays d’origine.

La formation des interprètes est essentielle pour exécuter ce travail. Non seulement il s’agit d’avoir la capacité linguistique mais aussi culturelle puisque les histoires de chaque demandeur d’asile font partie des conflits existants dans leurs régions et qui n’apparaissent pas forcement dans les médias au quotidien.

En résumé, le service d’interprètes (gratuit pour les demandeurs d’asile) se présente comme une figure neutre, capable d’établir un dialogue à trois lors de l’entretien qui pourra transformer le futur du demandeur d’asile vers le statut de réfugié. L’interprète doit savoir répondre aux questions linguistiques, culturelles et être au courant des conflits des pays avec qui il travaille. Il constitue une aide précieuse pour les deux parties en facilitant la tâche de communication et en donnant la voix aux milliers des personnes qui fuitent leurs pays d’origine.

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